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ROCAMADOUR
Une cité sacrée
Le
Pèlerinage :

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Bien avant le Xème
siècle existait, au flanc de la falaise qui borde le spectaculaire canyon de
l'Alzou, un sanctuaire primitif dédié à la Vierge. L'essor de
ce culte puis la découverte, en 1166, d'un corps désigné comme celui de Saint
Amadour en fit un lieu de pèlerinage pour toute la Chrétienté au même
titre que Saint Jacques de Compostelle.
Malheureusement,
les Guerres de Religion ruinèrent le sanctuaire et il fallut attendre le
XVIIème siècle pour que soit mis en place un nouveau mobilier liturgique. La
renaissance du pèlerinage ne se fera qu'au XIXème siècle avec la parution d'un
ouvrage sur l'histoire de Rocamadour (Abbé Caillau - 1842).
Aujourd'hui
encore, Rocamadour est un site prestigieux, qui offre aux visiteurs, qu'ils
soient touristes ou pèlerins, richesses historiques et expériences
spirituelles.
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La Sportelle (de
Sporta : besace du pèlerin)
Le pèlerin voulait
emporter un insigne, un objet qui soit le symbole de son pèlerinage et qui
tienne lieu de relique. Souvent portée en amulette, la sportelle était cousue
au chapeau ou à la pèlerine et servait de sauf-conduit pour traverser les zones
de guerre. Celle de Rocamadour, représentant la Vierge en majesté avec
l'Enfant Jésus sur le genou, était fabriquée en plomb, bronze, étain, argent ou
or par les artisans du village, rue de la Mercerie et vendue place des Senhals.
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Cité Vertige
L'Hospitalet

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Ce hameau s'est développé autour de l'ancien hôpital Saint Jean qui accueillait
les pèlerins au XIIIème siècle. On y découvre un panorama remarquable sur la
vallée de l'Alzou, le village, la cité religieuse et le château.
A proximité de la chapelle, la "Voie
Sainte", qu'empruntaient les pèlerins, conduit à la Grand'Rue de Rocamadour
par la Porte du
Figuier.
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La Grand'Rue
Autour des sanctuaires, la cité de Rocamadour
s'étire à flanc de falaise sur plusieurs paliers. Chaque quartier était fermé
par l'une des onze portes fortifiées (il en reste 8) destinées à filtrer le
flux des pèlerins autant qu'à défendre la ville. La cité conserve encore des
vestiges significatifs de ses maisons médiévales. L'Hôtel de Ville (XV°
siècle), dans la Rue
de la Couronnerie,
abrite une tapisserie monumentale de Jean Lurçat .
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Les sanctuaires
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A mi-rocher, abrités par le surplomb de la falaise,
les sanctuaires recelaient leurs trésors et la relique de Saint-Amadour. C'est
après avoir gravi à genoux les 216 marches du grand escalier que les pèlerins
parvenaient au coeur de la cité religieuse, espace fermé où se pressent 7
églises et chapelles. Datés de la fin du XIIème siècle, l'âge d'or du
pèlerinage, l'architecture encore romane de cet ensemble imposant a été
fortement retouchée au XIXème siècle.
On retiendra notamment dans les sanctuaires la chapelle Notre-Dame, qui
renferme la statue de la
Vierge Noire (12ème siècle).
Devant le portail flamboyant de la chapelle Notre-Dame, le parvis où se
rassemblaient les pèlerins, était autrefois couvert de peintures dont il
subsiste des vestiges : l'annonciation et
la visitation (fin du 12ème siècle). |
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